146 des 149 propositions sur le climat reprises par Macron

La vague verte des municipales a visiblement impressionné jusqu’au chef de l’État. En effet, sur les 149 mesures proposées par la Convention citoyenne pour le climat, celui-ci n’en a écarté que trois.

  • L’abaissement de la vitesse à 110 k/h au lieu de 130 afin d’éviter que les travaux de la convention ne s’abîment dans une polémique.
  • La taxation à 4 % des dividendes des entreprises qui, selon le chef de l’État risquerait de décourager l’investissement.
  • La réécriture du préambule de la constitution pour y introduire la phrase suivante : « La conciliation des droits, libertés et principes qui en résulte ne saurait compromettre la préservation de l’environnement, patrimoine commun de l’humanité ». En revanche, Emmanuel Macron s’est déclaré à une réécriture de l’article 1 dans ce sens.

Quand c’est flou, c’est qu’il y a un loup

Sur les 146 mesures restantes, le président de la République a cultivé un certain flou.

S’il y a un accord de principe sur la rénovation thermique des bâtiments, il n’y a pas fixation d’une date butoir – la convention demande que ce soit en 2030 pour les bâtiments dont la performance énergétique est F ou G et 2040 pour D et E.

Le principe d’un moratoire sur de nouvelles zones commerciales a, en revanche, été bien accueilli par le chef de l’État. « Arrêter la bétonisation, c’est un projet pour rendre notre pays plus humain, au fond plus beau et pour retrouver des commerces de centre-ville et mettre fin à un étalement des logements », a-t-il souligné.

Au chapitre des transports, Emmanuel Macron s’en remet aux collectivités locales pour interdire les centres-villes aux voitures individuelles. La convention proposait pourtant d’interdire dès 2025 la commercialisation de véhicules neufs très émetteurs et de renforcer les malus des voitures qui polluent.

Certaines mesures, ressortant du domaine réglementaire, seront abordées à l’occasion du prochain conseil de défense écologique, fin juillet. D’autres seront inscrites dans le plan de relance économique, écologique et sociale, qui sera soumis au Parlement à la rentrée. Enfin, un projet de loi spécifique rassemblera le reste des propositions et devrait être présenté à l’automne.