ACTE XXIV : UNE MANIF POUR LA FORME

Participation en baisse pour l’acte XXIV des Gilets jaunes à Paris ©Horizon durable

La conférence de presse d’Emmanuel Macron n’a pas produit les effets escomptés. Loin de redistribuer les cartes, le président a déçu.

D’autant que la plupart des annonces étaient déjà connues, puisque révélées en off par l’Élysée en amont de l’intervention télévisée annulée in extremis, incendie de Notre-Dame oblige.

Quant à l’argument du déficit de pédagogie invoqué par le sommet de l’État pour expliquer le mouvement des gilets jaunes, il ne convainc plus. Tous les gouvernants en ont usé et abusé.

Pire, la personne même du chef de l’État est l’objet d’une détestation croissante. À la figure du gendre idéal s’est substituée celle d’un Narcisse, voire un Néron.

Fracture

Jamais la fracture n’a été aussi grande entre l’exécutif et une partie de la population.

Le cortège du 1er mai et son lot de violences annoncées devraient donner la mesure de cette sécession.

Dans ce contexte, l’Acte XXIV, samedi, ressemblait à un aimable échauffement ou à un service minimum. Participation en baisse, manifestants qu’on a connus plus motivés, dispersion éclair. Seule bonne nouvelle, aucun affrontement n’a été déploré dans la capitale.

Chacun sent bien que l’heure de vérité sonnera mercredi. Pour le gouvernement, mais aussi pour la mobilisation.

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