Quels sont les candidats qui se soucient du climat?

La pollution de l’air à Paris, enjeu des élections municipales

Le Réseau action climat (RAC) qui rassemble 22 associations environnementales  s’est penché sur le programme des candidats à la mairie des 10 plus grandes villes françaises (1). Ces agglomérations rassemblent “20 % de la population française et représentent 16 % des émissions nationales de gaz à effet de serre.”

Ils sont ainsi 40 candidats a avoir vu leurs propositions évaluées « sous l’angle des actions prévues pour lutter contre le dérèglement climatique et engager la transition énergétique ».

Pacte de transition

Le RAC a pris pour référence les 32 mesures du  Pacte de transition élaboré par 60 ONG pour évaluer les thématiques suivantes : les transports, les bâtiments et la production d’énergie, l’agriculture et l’alimentation, l’étalement urbain, la publicité et la gestion des déchets.

Dans chacune des villes, le programme des 4 candidats les mieux placés dans les sondages, au moment de l’enquête, ont ainsi été passés au tamis.

Le résultat est mitigé. Le RAC regrette que

Sur les 40 candidats évalués, seulement 17 ont intégré les mesures incontournables pour faire face à l’urgence climatique, tandis que 7 candidats ne tiennent tout simplement pas compte de l’urgence climatique.

L’association remarque que beaucoup de candidats sont davantage le greenwashing que dans l’engagement environnemental :

Les thématiques clés, bien que souvent présentes dans les programmes, ne sont pas accompagnées par des mesures concrètes pour permettre leur mise en œuvre effective. Il en va ainsi du développement des transports et de la mobilité durable, des énergies renouvelables, de la rénovation énergétique des logements ou encore de la gestion des déchets.

Pas d’approche globale

De façon générale, ces questions ne font pas l’objet d’une approche globale. Elles sont traitées au coup par coup, sans cohérence avec le reste du programme.

Parmi les questions sensibles figure l’implantation des grandes surfaces en périphérie des communes. Tous les candidats ne sont pas prêts à un moratoire sur le sujet. Les affichages publicitaires numériques se révèlent également très clivants.

Enfin, si l’alimentation et les circuits courts sont souvent évoqués, l’enquête remarque que

Peu d’engagements sont pris pour faire évoluer notre modèle agricole actuel vers un modèle plus écologique et nos modes alimentaires vers une alimentation moins carnée.

Au moment où les électeurs sont amenés à se prononcer, cette enquête se révèle très utile pour démêler le faux du vrai dans les promesses électorales.

(1) Paris, Rouen, Nantes, Bordeaux, Toulouse, Lille, Strasbourg, la métropole de Lyon, Nice et Marseille.