Catastrophes climatiques : le film prémonitoire d’Al Gore

Au lendemain des ouragans Irma et José, le second film d’Al Gore – qui sortira sur les écrans français le 27 septembre – prend une singulière résonance. Dix ans après « Une vérité qui dérange », l’ex vice-président américain revient sur les dérèglements climatiques avec « Une suite qui dérange ».

Cette fois, il ne s’agit plus de lancer un cri d’alarme, mais plutôt d’aller à la rencontre d’acteurs engagés contre le réchauffement climatique. Al Gore sillonne donc la planète, échange, serre des mains, prononce des discours. À l’évidence, la mobilisation est au rendez-vous. Ce qui rend la posture climatosceptique de l’actuel locataire de la Maison blanche, Donald Trump, encore plus insupportable.

C’est d’ailleurs un des objectifs avoués du film : dénoncer ceux qui ne font rien et encourager les autres. Car, rappelle le film à plusieurs reprises, il reste moins de dix ans pour éviter que le réchauffement climatique ne devienne irréversible.

La caméra, omniprésente dans les coulisses, capte de savoureux moments. On retiendra ainsi les échanges téléphoniques d’Al Gore avec un industriel américain du photovoltaïque afin qu’il cède sa technologie à l’Inde, en échange de quoi ce pays signera l’accord de la COP 21. L’ancien vice-président sait visiblement convaincre. Au point que parfois, on se surprend à imaginer ce qu’il en serait si lui, Al Gore, occupait le bureau ovale.

 

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