Des nanoparticules cancérogènes dans les confiseries

Un additif alimentaire, employé sous forme de nanoparticule, se révèle cancérogène. Il est particulièrement présent dans les confiseries.

Il va falloir désormais y regarder à deux fois dans les rayonnages dédiés aux confiseries, cosmétiques et préparations pour le petit-déjeuner. Car dans la composition de ces produits entre souvent un additif dénommé E171, le code du dioxyde de titane.

Un composant potentiellement dangereux selon l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) qui vient de rendre un avis particulièrement alarmant à son sujet.

Se référant à une étude sur des rats menée en janvier de cette année par une équipe de l’Institut national de la recherche agronomique (INRA) sur les effets du E171, l’Anses reconnaît officiellement que les travaux des agronomes :

mettent en évidence des effets qui n’avaient pas été identifiés auparavant, notamment les potentiels effets promoteurs de la cancérogenèse du E171« 

Autrement dit, le E 171 qui est présent à l’état de nanoparticule – c’est-à-dire une particule dont le diamètre nominal est inférieur à 100 nm environ soit moins qu’une cellule humaine et plus qu’un atome – est susceptible de provoquer ou accélérer l’apparition de cancers.

Les effets du E171

Les chercheurs de l’INRA ont mis en évidence trois points :

  • Le E171 franchit la barrière intestinale et passe dans le sang.

  • Il altère le système immunitaire
  • L’exposition orale chronique à l’E171 a des effets initiateur et promoteur des stades précoces de la cancérogenèse colorectale

L’affaire est si préoccupante que, dans l’attente d’études complémentaires, l’Anses recommande de :

« limiter l’exposition des salariés, des consommateurs et de l’environnement dans le cadre d’une approche graduelle, notamment en favorisant les produits sûrs, dépourvus de nanomatériaux, et équivalents en termes de fonction, d’efficacité et de coût. Dès lors que des dangers sont identifiés pour la santé humaine ou pour l’environnement, l’Agence recommande de peser l’utilité, pour le consommateur ou la collectivité, de la mise sur le marché de tels produits contenant des nanomatériaux, pour lesquels les bénéfices devraient être clairement démontrés »

Nous avons demandé à Stéphen Kerckhove, délégué général de l’association Agir pour l’Environnement de nous éclairer sur ce péril sanitaire. Son mouvement a mis en ligne la liste des aliments et produits pouvant contenir du E171 comme les canards en chocolat Jeff de Bruges, les œufs liqueur Léonidas, les ballotins Corné Port-Royal ou les chocolats « in colors » Milka, MM’s…

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