L’incroyable histoire de la bouteille de lait écologique qui n’est pas recyclable

Le plastique utilisé, le PEP opaque, bloque la filière

Les industriels de l'emballage font de plus en plus appel à un plastique qui n'est pas recyclable et qui contrarie le traitement des plastiques ordinaires. Enquête sur le PET opaque, un perturbateur dont on n'a pas fini de parler.

Elle trône sur la table du petit-déjeuner dans sa robe blanche agrémentée de couleurs pimpantes qui rappellent la campagne, la ferme, les vaches… C’est la bouteille de lait, si pratique d’ailleurs depuis qu’il n’y a plus à déchirer un opercule d’aluminium pour verser le liquide. Plus légère, son plastique, naguère un peu terne, brille de mille feux. Comme un appel de la nature, de bon matin. Seulement voilà, cette bouteille a toutes les chances de ne pas être recyclable.

Eh oui, de plus en plus souvent, c’est à tort qu’on la jette dans la poubelle des déchets qui connaîtront une seconde vie. La faute au PET opaque. Un banal plastique auquel est rajouté lors de la fabrication un opacifiant (mica, silice). Introduit dans le processus de fabrication des bouteilles à partir de 2010, ce matériau pèse 25 % de moins que la résine employée auparavant, le PEHD et coûte de 20 à 40 % moins cher que ce dernier.
Un matériau miracle
Comment les industriels des produits laitiers, et avec eux les fabricants de cosmétiques, les producteurs de jus de fruits ou les concepteurs de meubles de jardin ne se seraient pas précipités sur ce composant miracle, synonyme d’augmentation des marges ?

Mais voilà, les fibres du PET opaque cassent lors des opérations de recyclage. Un vrai souci car le matériau en question est collecté puis mélangé avec les autres plastiques recyclables (le PET transparent ou le PET foncé, autrement dit l’emballage des bouteilles . . .

 


 

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