Toujours moins de postes au ministère de l’Écologie

Ministère de la Transition écologique et solidaire ©Horizon durable

Le ministère de la Transition écologique va perdre 4961 postes sur trois ans. Ce qui représente 5% de ses effectifs (100 050 fonctionnaires). C’est le chiffre retenu par le ministre de l’Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin.

Une réduction qui s’inscrit dans la volonté du gouvernement d’arriver à la suppression de 15 000 postes dans la fonction publique au terme du quinquennat – une seuil initialement fixé à 50 000 postes.

Ce n’est pas la première amputation que subit le ministère de l’Ecologie. De 2013 à 2019, plus de 13000 emplois ont été supprimés.

Cet élagage permanent interroge sur la réelle volonté du gouvernement – et de ses prédécesseurs  – de faire de l’écologie une priorité.

Un rapport pour avis de la député Mathilde Panot (France Insoumise), rendu en 2018, pointait les conséquences des réductions d’effectifs

Très concrètement, en l’absence de redéfinition drastique des périmètres d’intervention de l’État, ce que ne souhaite pas votre Rapporteure pour avis, nous assisterons inéluctablement à une contraction du nombre d’agents de terrain et à une dégradation du fonctionnement des administrations de l’État. L’encadrement essaye à coup de restructurations de lutter contre cette tendance mais, dans ce domaine, les miracles n’existent pas.

Les capacités d’expertise de l’État affaiblies

Le document souligne que les capacités d’expertise du ministère sont ainsi atteintes. Le Cerema  (Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement ) est particulièrement affecté. Comme Météo-France, lInstitut national de l’information géographique et forestière (IGN) Les agences de l’eau ou L’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS).

Enfin, l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME) voit ses effectifs décroître depuis…2012. Ce qui les ramène aujourd’hui à un niveau équivalent à celui de 2008 ! On rappellera juste que la mission de l’ADEME est

la mise en œuvre des politiques publiques dans les domaines de l’environnement, de l’énergie et du développement durable.

A l’évidence, Bercy se croit à l’abri du réchauffement climatique.