Huit ONG réclament un ministère de l’environnement élargi

Dans une lettre ouverte adressée au nouveau président de la République, huit ONG ( WWF,  Fondation Hulot, France Nature Environnement, Les Amis de la Terre, Réseau Action Climat, LPO, Humanité et Biodiversité, et Surfrider)  réclament que la place et les attributions du ministère de l’environnement soient maintenues :

« La pertinence d’un grand ministère, avec à sa tête un ministre d’Etat, numéro deux dans l’ordre protocolaire, en charge du développement durable (écologie, biodiversité, climat et énergie, transport, logement et urbanisme, aménagement du territoire, pêche et mer) initié dans la dynamique du « Grenelle de l’environnement »  a fait ses preuves et répondra à votre volonté d’un gouvernement resserré. De plus, des synergies institutionnelles fortes doivent être trouvées avec les ministères de la santé, du travail, de l’agriculture, des outremers, et enfin celui de l’économie tant leurs rôles et impacts sont essentiels pour l’environnement. »

Emmanuel Macron leur a répondu par anticipation, lors d’un live avec les adhérents du WWF le 9 février de cette année. Celui qui n’était alors que candidat avait défini la place qu’il entendait donner au ministère de l’environnement en ces termes :

C’est un ministère qui doit avoir un statut à part, et être un ministère très fort et très transversal, car à mes yeux, trois sujets doivent irriguer toute l’action du gouvernement : l’égalité hommes-femmes et la diversité, la transition numérique, et la transition écologique. Le ministère de l’Environnement sera un ministère d’État, il doit être en chapeau, car il ne correspond pas à un couloir de nage en particulier.

Au delà du périmètre, il est cependant une autre question : la capacité du titulaire du poste à imposer ses choix au sein de l’équipe gouvernementale. Ségolène Royal, de par son histoire politique (candidate à la présidence de la République en 2012) et personnelle avec François Hollande, était en mesure de peser sur les décisions. Il faudra donc une forte personnalité pour gérer ce portefeuille, ce d’autant plus que l’écologie n’a pas été une des priorités du nouvel hôte de l’Élysée.