La pollution de l’air ne tue « que » 400 000 personnes par an

L’information surprendra. La pollution de l’air fait moins de morts.

C’est ce qu’on découvre en parcourant le dernier rapport de l‘Agence européenne pour l’environnement (AEE) qui s’appuie sur les données de plus de 4 000 stations de surveillance en Europe (en 2018).

En 2018, on recense 400 000 morts prématurées à cause de la pollution de l’air contre 520 000 en 2015 et 524 000 en 2012.

120 000 vies épargnées chaque année

Ce gain de 120 000 vies épargnées chaque année depuis trois ans est à porter au crédit des politiques de réduction des émissions.

Les oxydes d’azote (NOx) provenant du secteur des transports ont diminué dans une proportion significative. De même les émissions de polluants issus de l’approvisionnement en énergie. En revanche, les progrès en matière de réduction des émissions des bâtiments et de l’agriculture restent lents.

Si l’on peut se réjouir de cette amélioration, le bilan reste cependant dramatique.

Selon les estimations de l’agence, l’exposition aux particules fines a causé environ 417 000 décès prématurés dans 41 pays européens en 2018 (dont 379 000 décès intervenus à l’intérieur des frontières de l’Union européenne).

Réviser les normes

Six États ont dépassé la valeur limite de l’Union européenne pour les particules fines (PM2.5) en 2018 : la Bulgarie, la Croatie, l’Italie, la Pologne, la République tchèque et la Roumanie.

L’AEE observe cependant que les normes de l’UE sont moins sévères que celles de l’Organisation mondiale de la santé. Elle recommande donc de revoir les premières dans le cadre du plan d’action « zéro pollution ».