Que Choisir dénonce le gaspillage d’eau de l’agriculture intensive

La culture du maïs est celle qui réclame le plus d’eau. Ici, un champ en Aquitaine ©Stéphane Mignon

L’association de consommateurs UFC – Que Choisir part en guerre contre la confiscation des ressources en eau par l’agriculture intensive et la pollution qui en découle. À cette fin, elle appelle à signer une pétition en ligne intitulée Ressource aquatique – Stop à la gabegie avec l’objectif de recueillir 100 000 signatures.

L’association observe que les agriculteurs « accaparent 80 % de la consommation nette estivale de l’eau, et la moitié de la consommation nette annuelle ». La culture du maïs consommerait, à elle seule, 40 % de l’eau utilisée pour l’irrigation.

L’agriculture intensive « est la principale responsable des pollutions de la ressource aquatique, à hauteur de 70 % pour les pesticides et de 75 % pour les nitrates ».

Ainsi, 53 % des eaux de surface et 31 % des nappes phréatiques enregistrent des taux de pesticides supérieurs aux normes de potabilité (0,1 microgramme par litre). Pour les nitrates, le seuil interdisant d’utiliser l’eau pour la consommation est franchi dans 15 % des cours d’eau et 43 % des nappes souterraines.

Que choisir constate encore qu’en superposant la carte des surfaces irriguées de la France et celle des restrictions d’eau au cours de l’été 2017, on obtient une coïncidence quasi parfaite.

L‘association incrimine les agences de l’eau qui « consacrent à peine 30 % de leur budget à la prévention, qui est pourtant leur mission principale » et souligne que ce sont les consommateurs « qui paient, via leurs factures d’eau, l’essentiel des taxes « consommation » et « pollution » en lieu et place des principaux préleveurs et pollueurs » !  – en 2015, les redevances pour pollutions versées aux agences de l’eau ont été acquittées à 88% par les consommateurs contre 7%  par les agriculteurs.

Selon Que Choisir, « des solutions simples, concrètes et efficaces existent et coûteraient en moyenne trois fois moins cher que les traitements actuels de dépollution. »

2 Commentaires

  1. Bonjour
    Les communes qui laissent une fuite de 30l d eau par minute depuis 10 jours ds le canton de salers en toute impunité ça vous intéresse ?
    Prenez la route de Giroux15140 Saint Martin valmeroux et suivez cette route jusqu au ruisseau l eau sort d un près et traverse la route depuis déjà 10 jours
    En période de restriction …,

  2. Les lacs de Jointine et des Ménettes qui sont utilisés uniquement pour l’irrigation des cultures intensives de maïs très nombreuses dans les communes de Saint-Victor, Etables, Saint Jeure d’Ay etc. sont à sec à fin août, chaque année désormais. Les paysans prélèvent sans compter une eau de plus en plus rare et arrosent à tout va en pleines journées de canicule. Des milliers de poissons meurent chaque année par manque d’eau et le permis de pêche est de plus en plus cher. Irrespect total de la nature qui se venge…et ce sont les consommateurs que nous sommes qui paient le prix fort. Les paysans continuent à s’en foutre. Stupidité quand tu nous tiens !

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