Du scooter au vélo électrique : le nouveau pari de Kymco

Le Klever S du constructeur Kymco

Signe des temps : le constructeur de scooter Kymco se lance dans les vélos électriques. Et pour cause, en 2035 aucun deux-roues à moteur thermique ne pourra circuler à Taïwan, pays d’origine de la marque. À Paris, où l’objectif est de supprimer les véhicules à essence dès 2030, nous avons essayé le modèle Klever S, un vélo polyvalent, aussi bien à l’aise en ville qu’à la campagne.

À première vue, rien ne ressemble plus à un vélo qu’un autre vélo. Et le Klever S ne déroge pas à la règle. Poignées ergonomiques à la mode, selle confort classique, roues à rayons habituelles et petite lampe sur le garde-boue, comme il se doit. Non, rien ne semble distinguer cette bicyclette d’un autre modèle des années 2010.

Mais en y regardant de plus près, ce vélo made in Taïwan offre bien une différence majeure avec ses concurrents : le cadre en aluminium en forme de cintre pour chemise, rond sur les côtés, déroge avec l’habituel dessin en lignes cassées. Il permet de glisser une batterie carrée amovible, au centre du vélo, afin d’abaisser le centre de gravité et d’assurer un meilleur équilibre. Car il en faut. Le vélo est lourd (comme souvent dans cette gamme de qualité), 24kg, et haut. Disponible en M et L, et même si la selle et la potence sont réglables (avec une clé spécifique), il faut être plutôt grand et souple pour enjamber le cadre semi ouvert. Une fois assis, une grande confiance envahit le cycliste : Les finitions sont belles et la solidité certaine. Ce vélo est robuste, cela se voit.

Pour démarrer le moteur une clé est nécessaire, faute d’entendre l’alarme montée en série sonner l’alerte jusqu’à épuisement de la pile. Les voleurs ne tenteront pas l’expérience deux fois. Les essayeurs du jour non plus : le son produit par cette alarme n’est pas trop fort, mais il est terriblement agaçant.

Du lourd !

Allumé, le petit écran monté sur le guidon indique trois modes d’assistance et le nombre de calories perdues. Détail étonnant, puisque l’aide diablement efficace de ces trois modes ne permet jamais de se sentir en plein effort. Sauf mentalement : avec ses dix vitesses, il faut choisir les bons pignons pour s’adapter à l’assistance, faute de pédaler dans le vide à grande allure. Comme sur un vélo classique, direz-vous, sauf que cela nécessite de jouer à la fois sur le dérailleur Shimano à droite et sur l’écran de contrôle à gauche. Pas naturel pour un cycliste en herbe, fraîchement descendue de sa trottinette… Cela dit, après dix minutes d’essai, le jeu des manettes de contrôle est accepté par le cerveau, et l’on s’amuse à régler au plus précis les aides offertes par l’engin qui peut aller jusqu’à 25 km/h en deux coups de cuillères à pot. En position légèrement penchée, le cycliste profite des freins à disques hydrauliques en toute confiance et des grandes roues (27,5 pouces) agrémentées d’un liseré blanc rétro-réfléchissant esthétique et gage de sécurité.

Sérénité

Le fabricant annonce 80 km d’autonomie et un temps de recharge d’environ 4 heures. De quoi partir au bureau ou en petite randonnée. Agrémenté d’un porte-bagage, ce vélo typé VTC peut recevoir des sacoches latérales et même un siège enfant pourvu que l’on ajoute un adaptateur à son cadre.

Le Klever S se situe dans la gamme des vélos haut de gamme, puisque son prix affiche 2399 euros, soit le même qu’un Giant prime E+ 3 N8 ou 100 euros moins cher qu’un Lapierre Overvolt Trekking 600 (2499 euros). Les composants électriques sont garantis trois ans (moteur, capteurs, écran, câbles), deux ans pour la batterie (sous conditions) et deux ans pour les composants cycle (freins, dérailleurs, etc.). Disponible en bleu ou en noir, et uniquement dans le réseau Kymco, le Klever S séduira les plus discrets d’entre nous. De quoi se fondre dans la masse des cyclistes en toute tranquillité.

 

 

 

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